
Ce 21 février 2026 marque les 82 ans l'exécution de Missak Manouchian.
Dans son groupe, ils étaient 23 : juifs, Espagnol, Hongrois, Polonais, Italiens, Roumaine, Arméniens, communistes. Ils ont défié l’occupant allemand. Ils furent traqués sans relâche par les brigades spéciales de la police française jusqu’à leur arrestation, avant d’être exécutés le 21 février 1944 au Mont-Valérien.
Toujours et encore, c’est toute la résistance antifasciste qui est doit être commémoré.
Leurs noms sont associés à la création du Front Populaire, à Raymond Aron, à March Bloch qui se revendiquaient eux aussi d'antifaciste.
En février 2026, un drame est intervenu à Lyon.
Alors que depuis des décennies l'extrême droite prospère dans cette ville et que des groupes mènent des actions violentes en toute impunité : des dizaines d'attaques contre des lieux d'associations progressistes lors de conférences politiques ou sur la Palestine, contre des manifestations LGBTQIA+, des couples de même sexe dans la rue, des lieux de culte notamment musulman, etc.
Ce drame est intervenu alors qu'un nouvel affrontement a eu lieu dans les rues de Lyon.
Les témoins Lyonnais qui suivent cette violence fasciste savaient que cela arriverait alors que la "discrétion" des dispositifs policiers de protection lors de manifestations ou conférences posent question.
La mort a frappé un militant d'extrême droite engagé au sein des groupes les plus radicaux et dissous pas l'État français, comme celui de l'Action Française.
En 2026, aucun membre d'une mouvance politique ne devrait mourir dans une rixe.
Toute personne portant des coups conduisant à une mort doit être punie selon les lois de notre état de droit.
A cet événement, sur les médias et au sein de la classe politique, une déferlante de condamnation de l'antifascisme s'est ensuivie en le mettant au même niveau que le fascisme.
Il s'agit bien d'une inversion des valeurs à laquelle nous assistons.
En effet, il existe bien une violence de l'antifascisme mais qui est sans commune mesure comparée avec le fascisme comme le démontre les travaux des sciences humaines et sociales : le fascisme. est beaucoup plus violent et beaucoup plus mortel comme le rapporte Johann Chapoutot, enseignant -chercheur en histoire spécialiste de la période des années 30.
Comment qualifier alors la minute de silence au sein du Sénat et de l'Assemblée Nationale pour ce militant d'extrême droite alors depuis celle de Clément Méric en 2013 aucune commémoration n'a eu lieu pour les crimes liées au racisme pour Mamoudou Barry, Emine Kara, M. Özcan et M. Aydın, Federico Martín Aramburú, Angela Rostas, Djamel Bendjaballah, Rochdi Lakhsassi, Hichem Miraoui et Ismaël Aali ?
Nous assistons à une répétition d'une séquence politique identique à celle des années 30 qui présentait l'antifascisme comme étant une menace en dédiabolisant l'extrême droite, et surtout en mettant en lumière le rapprochement de l'extrême centre avec l'extrême droite.
Ce fut le cas en 1932 avec les libéraux autoritaires allemands contre les communistes ou les syndicalistes mais aussi contre la social-démocratie, ou toute organisation portant les valeurs républicaines.
Les libéraux au pouvoir, autoritaires, ceux qui sont qualifiés d'extrême centre par le professeur d'histoire Pierre Serna, avaient mis au pouvoir Hitler.
A la lumière de cette histoire, la nôtre, notre liste porte ces valeurs de l'antifascisme et nous combattrons toutes les discriminations grâce à un office municipal contre les discriminations que nous détaillerons dans un édito ultérieur.
