Le 27 octobre 2005, Zyed Benna et Bouna Traoré mouraient électrocutés dans un transformateur d’EDF à Clichy-sous-Bois, poursuivis par la police. Leur mort, celle de deux adolescents de 17 et 15 ans qui n’avaient commis aucun crime.
Ce drame a mis en lumière la relation délétère de la population des quartiers populaires avec la police en 2005.
Depuis, quel est le constat que nous pouvons collectivement faire ?
Malheureusement 162 personnes ont depuis perdu la vie en lien direct avec des interventions de la police.
Ainsi Adama, Nahel, Zineb, Alhoussein, plus récemment Bilal à Toulouse sont décédés dans ce cadre, sans compter les nombreux blessés dont certains conservent de graves handicaps à vie, des séquelles psychologiques.
Il est nécessaire d'avoir une police qui reprenne son rôle de gardien de la paix, qui contribue à apaiser les relations sociales, qui porte une déontologie forte en son sein, avec un commandement qui donne des instructions claires.
Les humiliations, les contrôles au faciès, les arrestations arbitraires, les brutalités n'ont plus leur place dans la République de 2025.
Ainsi, il n'y a eu qu'un mort en Allemagne en 10 ans suite à un refus d'obtempérer alors qu'il y en a eu 13 rien qu'en 2022 en France, conséquence de la loi Cazeneuve qui a été promulgué sous le gouvernement PS sous Hollande et qui légitime l'usage d'armes létales très facilement.
Les politiques sécuritaires sous les mandats Sarkozy, qui a de plus supprimé la police de proximité, mais aussi Hollande puis Macron avec Castaner, Darmanin et Retailleau n'ont fait que créer des fossés entre les quartiers populaires et la police.
Il est nécessaire de retisser ce lien de confiance pour les habitant.e.s et les fonctionnaires de police dont les objectifs les détournent de leur mission républicaine.
En responsabilité, en tant qu'élu.e.s de Colomiers, nous travaillerons avec la police nationale et la la police municipale afin que Colomiers soit une ville apaisée, sécurisée mais où la prévention sera la priorité avant la répression.

