
Ce samedi 22 novembre, un hommage a été rendu à Mehdi Kessaci, frère d'Amine Kessaci, militant anti-narcotrafic, et petit frère de Brahim Kessaci, décédé précédemment.
Cet assassinat vient frapper de nouveau une famille endeuillée de Marseille qui a déjà été confrontée à un drame similaire, même si dans ce cas, il semblerait que ce soit « un meurtre d’avertissement »
Le trafic des stupéfiants tue des jeunes hommes partout en France dans les grandes métropoles.
Ce fut le cas aussi en février 2024 à Colomiers.
Un homme de 23 ans a été tué dans notre commune.
Il a été abattu froidement dans sa voiture.
Il est triste de voir des jeunes perdre la vie pour des guerres de territoire, pour de l’argent sur fond de trafic de stupéfiants.
Mais c’est aussi de la colère que nous pouvons exprimer.
Les gouvernements successifs sous le mandat PS de François Hollande puis depuis le 1er mandat d’Emmanuel Macron portent aussi une responsabilité de ces drames.
Selon Valérie Rabault, présidente des députés PS en 2017, les effectifs de police et de gendarmerie avaient diminué au début du quinquennat de François Hollande. Elle affirmait qu'il y avait 1.109 gendarmes et policiers en moins depuis fin 2017.
Les chiffres montrent que sur les trois exercices clos du quinquennat Hollande (2012, 2013, 2014), les effectifs réels dans la police ont baissé de 143 997 à 143 050, et de 96 213 à 95 195 dans la gendarmerie. Ces chiffres incluent tous les personnels, des administratifs aux commissaires ou officiers de gendarmerie.
A noter que la baisse de ces effectifs provenait en grande partie des mesures prises par … Nicolas Sarkozy mais néanmoins mise en place par le Parti Socialiste.
La réforme de la police judiciaire, quant à elle, a été initiée sous le mandat d'Emmanuel Macron et portée par l'ancien ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, a été mise en œuvre à partir du 1er janvier 2024.
Ainsi la police judiciaire a été rattachée aux préfectures ce qui a considérablement désorganisé une organisation qui travaille à l’échelle nationale et non départementale.
Il faut réinvestir dans la police judiciaire pour attaquer le haut du spectre et cesser ces opérations de communications ponctuelles comme les places nettes XXL notamment à Marseille. Les syndicats partagent ce diagnostic en précisant qu’il manque plusieurs milliers de postes.
Il est nécessaire de passer d’une logique répressive contre les consommateurs à la mise en place de mesures de santé publique et surtout de concentrer les efforts contre le « haut du spectre » de la criminalité organisée.
Pour les municipales de 2026, nous porterons le projet suivant
Nous exigerons le maintien ou l’augmentation des effectifs de la police nationale ou de gendarmerie et développer une véritable police municipale de proximité oeuvrant à la sécurité, la prévention et à la tranquillité des habitant·es
Nous privilégierions la présence humaine (police municipale, médiation, éducation spécialisée) plutôt que la vidéosurveillance, coûteuse, liberticide et démagogique
Nous réaliserons un audit financier et des études indépendantes pour évaluer l’efficacité réelle de ces dispositifs de caméras de surveillance
Nous développerons/ l’emploi de médiateur·rices (scolaires et de rue, de jour et de nuit) ainsi que d’éducateur·rices de rue
Nous lutterons contre les rodéos urbains, en déployant des moyens de médiation mais aussi de contrôle des infractions en lien avec la police municipale et développer des lieux de pratique des sports mécanisés sans nuisance
En mémoire à Mehdi Kessaci, nous les citoyen.ne.s de Vox Pop ! voulons tourner la page de ces assassinats pour une société apaisée et un avenir heureux pour notre jeunesse.

