
Depuis 25 ans, les agents publics subissent un réel et grave déclassement.
Le point d’indice qui détermine le niveau de leur rémunération a perdu près de 30% de pouvoir d’achat depuis 2000, et près de 20 % depuis 2010.
Dans le même temps, le recours à des contrats précaires s’est multiplié et les conditions de travail dégradées.
Rétablir un statut attractif pour les agents publics est une priorité d’intérêt général pour le service public. En effet, la dégradation de ce statut engendre une crise de recrutement et donc de fonctionnement des services publics. Les municipalités n’ont pas le pouvoir d’augmenter le point d’indice.
Elles doivent cependant agir sur tous les leviers dont elles disposent pour améliorer les conditions de travail des agents publics et en faire de réels partenaires aux côtés des élu.es.
A noter que pour Colomiers, les agents contractuels du périscolaire ont réussi à obtenir le paiement de leur prime de précarité suite à un mouvement social.
Comment se fait-il qu'une mairie socialiste se soit affranchie depuis plusieurs années de cette règle élémentaire du paiement des primes de précarité conformément au code du travail ?


